Création d’entreprise
SAS ou SARL : quelle société choisir pour entreprendre à plusieurs ?
Par Michael Samama, expert-comptable inscrit à l’Ordre · Mis à jour le 2 octobre 2026
SAS ou SARL ? Les deux sociétés limitent la responsabilité des associés à leurs apports. La SAS offre une grande liberté dans les statuts et un président assimilé salarié ; la SARL est plus encadrée par la loi, et son gérant majoritaire relève du régime des travailleurs non salariés, souvent moins coûteux en cotisations (Bpifrance Création).
Le comparatif en un tableau
| SAS | SARL | |
|---|---|---|
| Associés | 2 au minimum (SASU si un seul) | 2 à 100 (EURL si un seul) |
| Fonctionnement | Défini librement par les statuts | Largement fixé par la loi |
| Dirigeant | Président (et éventuellement directeurs généraux) | Un ou plusieurs gérants, personnes physiques |
| Régime social du dirigeant rémunéré | Assimilé salarié | Gérant majoritaire : travailleur non salarié ; gérant minoritaire ou égalitaire : assimilé salarié |
| Dividendes (société à l’IS) | Pas de cotisations sociales ; prélèvement forfaitaire de 31,4 % ou barème de l’impôt | Pour le gérant majoritaire : cotisations sociales au-delà de 10 % du capital, des primes d’émission et des comptes courants |
| Cession des titres | Libre, sauf clause d’agrément prévue par les statuts | Libre entre associés et en famille ; agrément obligatoire pour les tiers |
Sources : Bpifrance Création, SAS et SARL ; taux des prélèvements sur les dividendes depuis le 1er janvier 2026 : impots.gouv.fr.
Trois questions pour trancher
1. Comment voulez-vous vous rémunérer ?
En SARL, un gérant majoritaire cotise comme indépendant, généralement moins cher pour une même rémunération, mais ses dividendes supportent des cotisations au-delà de 10 % du capital. En SAS, le président cotise comme un salarié, plus cher, mais les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales.
2. Allez-vous faire entrer des investisseurs ?
La SAS est souvent préférée : ses statuts permettent d’organiser des catégories d’actions, une gouvernance sur mesure et des clauses de sortie. Cette liberté demande en contrepartie une rédaction rigoureuse pour éviter les conflits.
3. Voulez-vous un cadre déjà prévu par la loi ?
La SARL apporte un fonctionnement balisé, sécurisant entre associés familiaux ou de longue date : majorités prévues par la loi, agrément des tiers obligatoire en cas de cession.
Quand consulter un expert-comptable ?
- Avant d’immatriculer la société : simuler la rémunération des dirigeants et le coût social dans chaque forme.
- Pour le pacte d’associés : répartition du capital, gouvernance, sortie d’un associé.
- Pour les statuts : en SAS surtout, chaque clause compte.
- Si vous démarrez seul : comparez plutôt SASU et EURL.
Le cabinet accompagne la création de société, du choix du statut aux formalités : création d’entreprise, business plan.
Questions fréquentes
Peut-on transformer une SARL en SAS ?
Oui. La transformation nécessite en principe le rapport d’un commissaire à la transformation, qui atteste que les capitaux propres sont au moins égaux au capital social (voir la mission).
Quel capital pour une SAS ou une SARL ?
Le capital est librement fixé par les associés. Un capital trop faible peut toutefois freiner l’obtention d’un financement bancaire.
Le gérant de SARL a-t-il droit au chômage ?
Non au titre de son mandat. Le gérant minoritaire ou égalitaire relève d’un régime proche de celui des salariés, mais sans assurance chômage (Bpifrance Création).
Un projet, une question ?Le cabinet vous répond au 01 88 33 55 09 ou en rendez-vous, à Sarcelles ou à distance.
